
Je suis triste. Ce soir je suis allée voir Les cartoun Sardines, un univers fantaisiste, entre le clown et le bouffon. Ils jouent sous un chapiteau, à Villeneuve les Avignon,dans le cadre bien sympathique de villeneuve en scène.Je suis triste. Après le spectacle les comédiens nous ont invité à venir les rejoindre au bar , en compagnie d'une formation musicale fanfaronne.J'étais venue les voir avec un copain et 2 amies à lui, ils sont partis assez vite et je suis restée.Seule.L'ambiance était à la joie,et tout le monde paraissait s'amuser.La musique s'amusait aussi avec principalement de la musique tzigane mais aussi des reprises telles que mission impossible et des chansons de San Sévérino.Je suis triste.Les musiciens ont fait une courte pause et une comédienne, seule, est arrivée sur un texte de Pierre desproges pour happer l'attention du public,avec un maquillage de clown et un fourreau de satin vert, elle était seule.....Je l'ai retrouvé au bar après sa prestation pour discuter de son parcours et j'ai eu l'impression que je l'embêtais.... Elle m'a méprisé comme on méprise un dragueur un peu trop lourd...Une fille très bizarre, elle m'a offert son joint et s'est éloignée, je lui ai demandé son prénom et elle a filé en me disant un "non" accompagné d'un geste de la main pour me balayer sans même un regard. Je suis si triste, j'ai mal à l'âme.
Les musiciens se sont remis à jouer , les gens autour de moi étaient heureux. On frappait tous des mains pour accompagner la musique et seule la comédienne dansait dans tous les sens .
Puis l'heure ce faisant tardive,les musiciens nous ont annoncé leur dernier morceau et là tout le monde s'est agité comme animé par une étincelle magique. Une heure après, la musique jouait toujours et tout le monde dansait frénétiquement avec un enthousiasme hors du commun, ça parlait, ça chantait, frappait des mains....Magré des essais répétés pour entamer des contacts, je suis restée seule.......Mon mal à l'âme devait suer ... J'étais hors de tout . Ni actrice, ni même spectatrice, j'étais douloureuse...Même là au milieu de la joie, je n'étais pas à ma place...
Je dois reprendre ma place, je me le dois. Mon âme est enfermée, elle ne peut s'exprimer, je dois jouer, je suis une comédienne ! Je le ressent jusque dans ma chair...

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